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Utopia à Borderouge, un cinéma bio et écolo Envoyer
Écrit par La Dépêche   

Les responsables d'Utopia ont défendu leur projet de cinéma hier à la Setomip.

Michel Malacarné est confiant. Son projet d'implanter un cinéma Utopia dans le quartier Borderouge semble sur la bonne voie. Même si pour l'heure, le dossier est entre les mains des élus du Grand Toulouse, qui n'ont pas donné leur réponse.

Hier, le patron du cinéma d'Art et Essai était à la Setomip où il a présenté son projet à l'« urban planer » Patrick Chavanne, architecte-urbaniste chargé de superviser l'aménagement du quartier. « Chacun de nous avait une vision bien arrêtée des choses, mais d'une certaine manière nos vues concordent. Il n'est pas question de refaire le cinéma de Tournefeuille, car nous aussi on a horreur du clonage », confie le fondateur d'Utopia, qui a une idée précise du cinéma expérimental qui pourrait voir le jour d'ici un an, à une centaine de mètres du terminus de la ligne B, dans ce nouveau quartier du Nord de Toulouse qui a bien besoin d'animation. « Ce serait, dit-il, le premier cinéma labellisé HQE de France, qui mettrait en œuvre toutes les énergies renouvelables, avec un chauffage solaire ». Michel Malacarné et Anne-Marie Faucon ont déjà fait plancher leur architecte attitrée, la Toulousaine Corinne Vergne. Les premiers croquis jetés sur le papier présentent un édifice en fer qui évoque plus le style néo-industriel du pavillon Baltard, que celui d'une ferme toulousaine. « Ce sera une structure de trois petites salles de 299 places en tout, un cinéma de proximité, à l'échelle du quartier. Rien à voir avec les multiplexes qui ont poussé autour de Toulouse. Il y aura un restaurant et un petit bistrot ».

Un bistrot paysan

La cheminée, élément primordial pour la convivialité que recherchent les cinémas Utopia, fera partie du décor. Mais les porteurs du projet misent aussi sur la cuisine pour convaincre les élus. Le restaurant, un « bistrot paysan », sera bio et privilégiera les producteurs locaux, en faisant travailler plusieurs AMAP du coin. L'équipe d'Utopia a en vue un terrain municipal sur lequel ils sollicitent un bail emphytéotique de 99 ans. « Cela ne coûtera rien à la mairie ni aux contribuables. Nous assumons le coût de l'investissement et du fonctionnement, et nous ne sollicitons aucune subvention ». La salle pourrait être gérée par une coopérative sur une charte commune à tous les Utopia, avec l'appui d'une structure qui semble avoir les reins solides.

En 33 ans d'existence, Utopia a fini par devenir une sorte de label, qui a déjà séduit plusieurs communes. Toulouse, Bordeaux et Tournefeuille ont le leur, mais également Montpellier - un ancien cinéma de quartier -, Avignon - dans une annexe du Palais des Papes -, Saint-Ouen, Pontoise… Un autre projet est en cours, à Lézat en Ariège, dans une ancienne abbaye.

 

Source : http://www.ladepeche.fr/

Mise à jour le Mercredi, 24 Février 2010 18:00
 

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